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PROGRAMMES DE SVT

SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

CLASSE DE TROISIEME

Depuis la rentrée 2000, ce programme est allégé: consulter les conseils pour l'allègement
(les textes barrés correspondent aux allègements en vigueur).

 

1ère Partie : UNITE ET DIVERSITE DES ÊTRES VIVANTS

Chaque individu présente les caractères de l'espèce avec des variations qui lui sont propres. C'est le résultat de l'expression génétique de son programme et de l'influence des conditions de vie.
         Les caractères qui se retrouvent dans les générations successives sont des caractères héréditaires.
Les conditions de vie peuvent modifier certains caractères. Ces modifications ne sont pas héréditaires.
Les chromosomes sont le support du programme génétique. Toujours présents dans le noyau, ils sont facilement observables lors de la division cellulaire.
          - Les êtres humains possèdent 23 paires de chromosomes, l'une d'elles présente des caractéristiques différentes selon le sexe ;
          - Un nombre anormal de chromosomes empêche le développement de l'embryon ou entraîne des anomalies chez l'individu concerné.

Les cellules de l'organisme, à l'exception des gamètes, possèdent les mêmes chromosomes que la cellule-œuf dont elles dérivent par divisions successives.
         La division d'une cellule est préparée par la duplication de chacun de ses 46 chromosomes ;se caractérise par la séparation des chromosomes obtenus, chacune des deux cellules formées recevant 23 paires de chromosomes identiques à ceux de la cellule initiale.

Les chromosomes portent les gènes, unités d'information génétique qui déterminent les caractères héréditaires.
         A un gène correspondent des informations différentes pour un caractère : ce sont ses allèles.
         En général, dans une cellule, un gène existe en deux exemplaires, occupant la même position sur chacun des deux chromosomes d'une paire.
         Les cellules possèdent, pour un même gène, soit deux fois le même allèle, soit deux allèles différents. Dans ce dernier cas les deux allèles peuvent s'exprimer ou l'un peut s'exprimer et pas l'autre.
         Chaque cellule possède l'ensemble du programme génétique de l'individu mais n'en exprime qu'une partie.

Chaque individu issu de la reproduction sexuée possède un programme génétique qui contribue à le rendre unique.
         Au cours de sa formation, chaque gamète reçoit au hasard un chromosome de chaque paire soit 23 chromosomes : les gamètes produits par un individu sont génétiquement différents.
         Lors de la fécondation, spermatozoïde et ovule participent à la transmission de l'information génétique : pour chaque paire de chromosomes et chaque gène, un exemplaire vient du père, l'autre de la mère.
         La fécondation rétablit le nombre de chromosomes de l'espèce.
         La reproduction sexuée crée au hasard un nouveau programme génétique.

2ème Partie : PROTECTION DE L’ORGANISME

L'organisme est constamment confronté à la possibilité de pénétration d'éléments émanant de son environnement.

  • De nombreux micro-organismes sont en permanence au contact de l'organisme; certains franchissent la peau ou les muqueuses et peuvent être responsables d'infections. Ils se transmettent d'un individu à l'autre selon le cas par l'air, l'eau, les objets, le sang ou lors de rapports sexuels.
  • Après leur pénétration (contamination) les micro-organismes tendent à proliférer (infection) au sein de cellules-hôtes, notamment pour les virus, ou dans le milieu intérieur pour la plupart des bactéries, productrices de toxines.
  • Les risques de contamination et d'infection sont limités par la pratique de l'asepsie et par l'utilisation de produits antiseptiques. Des antibiotiques appropriés permettent d'éliminer des bactéries pathogènes.
  • L'utilisation du préservatif permet de lutter contre la contamination par les agents des MST notamment celui du SIDA.

L'organisme détecte en permanence la présence d'éléments étrangers grâce à son système immunitaire ; il réagit contre certains, selon des modalités dont les effets sont plus ou moins rapides.

  • L'ensemble des organes – moelle rouge des os, ganglions lymphatiques, thymus et rate – et des différents types de leucocytes - cellules phagocytaires, lymphocytes – intervenant dans les réactions immunitaires constitue le système immunitaire.
  • Une réaction immédiate d'élimination des agents infectieux – la phagocytose- par des cellules phagocytaires suffit le plus souvent. Elle peut se traduire par une inflammation.
  • Parfois nécessaires, d'autres réactions plus lentes mettent en jeu la reconnaissance de l'élément étranger :   
  • Le micro-organisme porte des molécules ou produit des toxines que l'organisme reconnaît comme différentes des siennes : ce sont des antigènes ;
    Des lymphocytes spécifiques d'un antigène reconnu se multiplient rapidement dans les organes lymphoïdes.
  • Parmi les lymphocytes,
  • Les lymphocytes B sécrètent dans le sang des anticorps (séropositivité) capables de se fixer sur les antigènes et de les neutraliser.
  • Les lymphocytes T détruisent par contact des cellules porteuses d'antigènes ou infectées par un virus.
  • Certains de ces lymphocytes sont le support de la mémoire de l'antigène, ce qui permet aux réactions spécifiques d'être plus rapides et plus efficaces lors de contacts ultérieurs avec cet antigène.

Des immunodéficiences, innées ou acquises, peuvent affecter le système immunitaire.

  • La production de cellules immunitaires par la moelle rouge des os peut être déficiente.
  • Le virus du SIDA parasite certains lymphocytes T dans lesquels il se multiplie, entraînant leur destruction ; quand ces lymphocytes deviennent trop peu nombreux les défenses immunitaires sont inefficaces, des maladies opportunistes se développent.

Des pratiques médicales résultent de fonctionnement du système immunitaire.

  • La vaccination permet à l'organisme d'acquérir préventivement et durablement une mémoire immunitaire relative à un micro-organisme déterminé.
  • La sérothérapie fournit des anticorps produits par un autre organisme, et procure ainsi une immunité immédiate mais peu durable.
3ème Partie : FONCTIONNEMENT DE L’ORGANISME, ACTIVITE DES CELLULES ET ECHANGES AVEC LE MILIEU

Le fonctionnement de l'organisme, ses échanges avec le milieu extérieur sont en relation avec l'activité de ses cellules.

  • Le fonctionnement de l'organisme dépend de cellules spécialisées constituant les organes.
  • Pour accomplir leurs fonctions et se renouveler, les cellules ont des besoins de matière et d'énergie. Les échanges entre l'organisme et le milieu extérieur permettent de satisfaire ces besoins et d'éliminer les déchets produits.

La digestion et l'absorption assurent cellules à partir des aliments.

  • Au cours de la digestion, la fragmentation de molécules de grosse taille et de nature variée (glucides, protides, lipides) contenues dans les aliments aboutit à un nombre réduit de types de molécules petites et non spécifiques. Cette simplification s'effectue sous l'action d'enzymes digestives.
  • Au terme de la digestion, on trouve dans l'intestin grêle :
  • Des petites molécules résultant ou non de la simplification moléculaire - glucose, acides aminés, acides gras, eau, vitamines -et des ions : ce sont les nutriments.
  • De grosses molécules non digérées comme la cellulose.
  • Les nutriments sont absorbés dans l'intestin grêle, dont la paroi présente des caractéristiques qui favorisent leur passage de la cavité de l'intestin dans le sang et la lymphe.

Au cours d'un ensemble de réactions chimiques, la cellule utilise des nutriments d'une part avec du dioxygène pour libérer de l'énergie, d'autre part pour produire de nouvelles molécules.

  • L'énergie libérée par l'utilisation des nutriments en présence de dioxygène est en partie consommée pour l'activité cellulaire, en partie dissipée sous forme de chaleur.
  • Selon leurs informations génétiques, en utilisant de l'énergie, les cellules produisent, à partir de nutriments, de nouvelles molécules nécessaires à leur fonctionnement et à leur renouvellement : c'est l'assimilation.
  • L'ensemble des réactions cellulaires produit de l'eau et des déchets - urée, acide urique, dioxyde de carbone.

Le sang et la lymphe transportent les nutriments et le dioxygène nécessaires aux cellules, et les déchets produits par leur activité. Les échanges avec les cellules se font par l'intermédiaire de la lymphe.

  • Le sang est constitué d'un liquide, le plasma et de cellules, les hématies et les leucocytes. Le plasma et la lymphe, formée à partir de celui-ci, constituent le milieu intérieur.
  • Le dioxygène est prélevé dans le milieu extérieur au niveau de la surface d'échange des alvéoles pulmonaires. Il est transporté, pour l'essentiel, combiné de manière réversible à l'hémoglobine contenue dans les hématies.
  • Les nutriments, pris en charge au niveau de la paroi intestinale, sont transportés par le plasma, et par la lymphe qui circule dans les vaisseaux lymphatiques.
  • Les déchets produits par l'activité cellulaire sont transportés essentiellement par le plasma via la lymphe et rejetés dans le milieu extérieur :
  • Le dioxyde de carbone au niveau de la surface d'échange pulmonaire ;
  • L'urée et l'acide urique par l'appareil urinaire, sous forme d'urine produite à partir du plasma dans les reins, organes richement irrigués.
  • Les cellules sont baignées par de la lymphe, intermédiaire pour leurs échanges avec le sang.

La connaissance des besoins nutritifs (énergie et matière) permet de définir une alimentation qui évite les excès et les carences.

  • La ration alimentaire journalière correspond à la quantité d'aliments nécessaire au fonctionnement et à l'entretien de l'organisme dans une situation donnée.
  • La prise régulière de repas et l'équilibre entre les catégories d'aliments consommés caractérisent une alimentation rationnelle.
  • Les besoins qualitatifs et quantitatifs peuvent être satisfaits par des comportements alimentaires variés, dépendant des goûts, des habitudes culturelles et des aliments disponibles.
  • Des excès alimentaires, particulièrement en sucres et en graisses peuvent altérer la santé (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires ).
  • Des carences en certains nutriments : vitamines, ions minéraux, acides aminés, sont responsables de maladies nutritionnelles.
4ème Partie : RELATIONS A L’ENVIRONNEMENT ET ACTIVITE NERVEUSE

L'organisme capte en permanence des informations liées à des variations de paramètres physico-chimiques de son environnement.

  • L'activité des récepteurs sensoriels, dispersés ou groupés en organes des sens, est déclenchée par un stimulus spécifique, provoquant la naissance de messages nerveux.
  • La propagation des messages nerveux vers le cerveau se fait le long de fibres nerveuses dans un nerf en relation avec les récepteurs sensoriels.

La perception de l'environnement et la commande motrice sont des phénomènes cérébraux.

  • Elles s'élaborent au niveau du cortex cérébral.
  • Elles mettent en jeu des aires cérébrales localisées, où aboutissent et d'où partent les messages nerveux.
  • Elles supposent des communications entre les différentes régions du cerveau et la mise en jeu de la mémoire.

Les organes effecteurs reçoivent des messages nerveux venant du cerveau.

  • La propagation des messages nerveux se fait le long de fibres nerveuses en relation avec des aires spécialisées du cortex cérébral.
  • Le cerveau est un organe fragile, soumis pour son fonctionnement à des exigences strictes. La mort du cerveau signifie la mort de l'individu..
  • Il est particulièrement sensible aux insuffisances de l'approvisionnement en dioxygène et en glucose.
  • Certaines substances chimiques, des agressions lumineuses ou sonores perturbent son fonctionnement.

Les messages nerveux sont élaborés et transmis par des cellules spécialisées : les neurones.

  • Les neurones communiquent entre eux au niveau des dispositifs spécialisés appelés synapses par l'intermédiaire de messages chimiques.
  • Les médicaments (les tranquillisants, les antidépresseurs) agissent à ce niveau ; ils modifient l'humeur et les comportements.
  • Les drogues ont également à ce niveau une action qui les rend dangereuses, car elles perturbent gravement les relations de l'homme avec son environnement.
5ème Partie : RESPONSABILITE HUMAINE : SANTE ET ENVIRONNEMENT

La société en général, chaque citoyen en particulier, a une responsabilité à l'égard de la santé. La société organise la solidarité dans le domaine de la santé publique.

  • Des mesures collectives permettent d'éviter des maladies infectieuses.
  • Certaines maladies infectieuses se propagent rapidement à un grand nombre d'individus, provoquant des épidémies.
  • D'autres se manifestent de façon plus ou moins constante dans une région : ce sont des endémies.
  • La société protège ses membres de maladies infectieuses en luttant contre la propagation des agents infectieux, en rendant obligatoires certains vaccins.
  • Des techniques et des méthodes permettent aux couples de choisir d'avoir ou non un enfant.
  • Des méthodes contraceptives, s'appuyant sur les connaissances relatives à la procréation permettent de choisir le moment approprié pour avoir un enfant.
  • Des techniques de procréation médicalement assistée (PMA), comme l'insémination artificielle et la fécondation in vitro, donnent à des couples stériles la possibilité de transmettre la vie.
  • Dans certaines conditions, une interruption volontaire de grossesse (IVG) peut être pratiquée sous contrôle médical.
  • Grâce au don d'organes et de sang, des vies humaines peuvent être préservées.
  • Dans certaines conditions, un organe peut être prélevé sur un individu et greffé sur un autre.
  • Des transfusions sanguines sont possibles à la condition que les hématies du donneur ne soient pas agglutinées par le plasma du receveur.

L'Homme en général, chaque citoyen en particulier, a une responsabilité à l'égard de l'environnement à l'échelle de la planète, garant de sa santé.
       Un contrôle du rejet massif des gaz résultant des activités humaines se justifie par leurs effets sur l'environnement et la santé :
          - Des gaz comme le dioxyde de carbone et le méthane exagèrent l'effet de serre.
          - Les oxydes d'azote, de soufre augmentent localement l'acidité des eaux de pluie.
          - D'autres gaz altèrent la couche d'ozone de la haute atmosphère, indispensable.
          - Dans la basse atmosphère, au contraire, la quantité excessive d'ozone dans les milieux urbains pollués crée des problèmes d'environnement et de santé.
       - Une vigilance à l'égard des prélèvements excessifs d'animaux et de végétaux, des modifications de milieux de vie ou du patrimoine génétique est nécessaire pour éviter de porter atteinte à la biodiversité.